Poema inédito de Mariana Ianelli

Pompéi
 
Étrange matin de Pompéi,
Nous nous embrassons comme une araignée.
Nous avons tout le temps et le temps s’écoule,
Dans une minute le passé élabore
Le musée du futur.
 
Nous pouvons encore aimer la maison,
Remplir les tasses,
Inventer quelque petit désir
Avec l’air d’importance.
 
Quelque gracieuse rêverie
Nous pouvions, s’il faudrait,
Un trou d’oubli
Où toutes les choses cachent la mémoire.
 
Nous avons preferé le moment tout blanc,
L’art bien soignée de la sculpture.
 
N’importe pas le visage effrayé,
Le corps sans occasion de fuite.
Arretera la rafale de poussière,
La fièvre arretera et l’ombre.
 
N’arretera plus ma solitude en secouriant la tienne. 
 
 

© Mariana Ianelli, 2008 

 

 


 

Fotografia de Mário Castello

publicado por ardotempo às 16:01 | Comentar | Adicionar